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Professore : leçon italienne à la bougie

Une furieuse envie – nécessité – de tester la nouveauté parisienne, un dîner en tête à tête booké, des restrictions géographiques imposées. Bim un italien dans le 9ème ? Perfecto.

Professore - du cru et du fondant

J’emmène (soyons modernes) mon compagnon du soir rue Choron, une belle devanture moderne, un intérieur tamisé juste comme il le faut, des tables suffisamment espacées pour ne pas étouffer, assez rapprochées pour profiter de l’assiette du voisin. Ça commence pas mal du tout. Ça braille en italien, et ça articule péniblement un français joliment agrémenté d’un accent à couper au couteau. Un nouveau bon point, on est chez des vrais.

J’apprendrai plus tard que, de la serveuse au cuistot, ils sont tous italiens, et des quatre coins de la botte. Bon, il se trouve que celle à qui je pose la délicieuse question est en fait new-yorkaise (mais bien bien italienne dans la voix). Sont nombreux là-bas, cool mélange.

Côté carte, plutôt fournie, c’est sympa et pas trop cher. Mon cœur fait boum à la lecture de « mozzarella de 500 grammes« . Awwww, man. On partage ? (Ouch,  Jo-Wilfried sort de mon esprit). Bon, le partenaire semble effrayé par la quantité. Un débutant. Je saurai le convaincre avec le temps. Un appétit plutôt mauviette pour le jour, on décide de partager le bon vieux et pas très original millefeuille aubergines, mozza etc. Eh ben il était très bon ! Justement assaisonné, un peu grassouillet comme toujours côté pays des femmes à formes sexy.

En plat, je tente après hésitations (oui oh) le carpaccio de … oups doute, de poisson blanc, quoi. Daurade, allez disons daurade (« dorade », hein ?). J’y vais mais j’ai peur. J’aime le cru, mais uniquement très fin ou en sashimi saumon. La pilule passe mieux en lisant que le dit poisson est accompagné d’un mystérieux ingrédient, qui m’explique-t-on est la partie la plus fondante d’un fromage, le cœur de la burrata, en fait. Ha, ha, ok je n’hésite plus une seconde.

Bon, en gros, j’avais moult questions à propos de cette carte, ce qui confère un petit côté charmant. Ambiance je pige rien ça doit être du vrai, de l’authentique. Bon, c’était bon, le cœur de burrata était comme espéré, mais le cru manquait cruellement (ho, ho) d’assaisonnement. Un peu fade. Un peu dur. Les lasagnes à l’huile de truffe blanche et je ne sais plus quoi de mon compagnon étaient, je crois, bonnes. Point de râle de bonheur cependant n’émane de l’autre côté de la table.

Pas de dessert, pas de café, on passe à l’after après avoir bien pris le temps de siroter le côte du Rhone. Oui oh, je n’aime pas les vins italiens. Et j’ai le culot de boire du rouge avec du poisson. Rébellion quand tu nous tiens. Bref, une jolie expérience, qui mérite le détour, sans pour autant marquer mon palais à vie. Le plus plus plus ? Le bar à cocktails au fond de la salle bien sûr ! Et vieux bouquins, et petit coin sombre, perfecto bis.

7, rue Choron – 75009 Paris

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