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Caillebotte, le petit frère du Pantruche

Le Pantruche, vous connaissez ? Le bistronome de Franck Baranger, qui affiche complet des semaines à l’avance, midi et soir. Adulé par tous ceux qui l’ont testé, il est en effet assez attachant. Des plats aux apparences simples, un choix restreint gage de qualité, une surprenante claque de palais juste en dessous de Pigalle. Sans non plus provoquer la même jouissance qu’Abri.

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Bref, que tous ceux qui n’ont pas la patience de courir après un trop  convoité se réjouissent : le jumeau vient de s’installer à quelques encablures. « Caillebotte », du nom de l’architecte qui pensât Notre-Dame-De-Lorette, il devait à l’origine se nommer « Les Hirondelles ». On s’en tire bien.

Le pitch : une vraie petite dose de bonheur, sur tous les plans.

Le détail : le Fooding dirait « néobistrot », je me contenterais de vous parler d’une déco lumineuse, qui je pense peut être considérée comme une dose de vitamine. Lumière tamisée mais claire, loupiotes au plafond comme il le faut, ils ont tout repris sur les bons conseils de copines de goût. C’est un peu trop attendu, mais ça fait du bien quand même.

Le grand bar, place de choix que je vous recommande (parce que c’est trop cool de dîner au bar), offre de l’espaaaace, et a l’avantage si l’on aime les odeurs, de donner tout droit sur l’ouverture de la cuisine. Les voyeurs pourront donc se délecter du spectacle toute la soirée.

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Le service est impec, c’est-à-dire celui que l’on attend d’un bistrot : sympa sans trop en faire. Une erreur de commande sur le dessert et voilà qu’on nous offre notre non-choix. Et double dose de sucre dans la cuisse gauche, mais [insulte censurée par mon papa] quelle dose !

Les calories, donc. Méritées. On tapisse avec un Givry à 35€, puis démarre le show : un velouté de betterave chapeauté d’un chèvre frais fort agréable, des coquilles Saint-Jacques et mousseline de je ne sais plus quoi, délicieuses. Juste cuites comme il faut. On peut globalement dire que le chef et son équipe savent de quoi ils parlent en matière de cuissons et assaisonnements. Quelques déceptions, comme le lièvre, un peu fort, et surtout une assiette de fromage qui mérite d’être engraissée et revue. Mais ils écoutent les remarques avec une attention louable qui m’a donné envie d’enjamber le bar pour leur faire un câlin.

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Au final, un portefeuille délesté de 54€ mais un estomac content du voyage.

8, rue Hippolyte-Lebas – 75009 Paris

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3 commentaires

  1. Steph Edelson dit

    ok ça vaut vraiment le Pantruche ???? et pourquoi une photo d’une personne qui mange salement ? et les expressions façon « une petite dose de bonheur » c’est pas jouable

    ________________________________

    • Bonjouuuur !

      Cher habitué, vous qui illuminez ce blog de vos commentaires toujours encourageants, oui ça vaut le Pantruche. Tout pareil à quelques rues (même chef, même idée, mêmes produits). Et d’autant plus que mon déjeuner au Pantruche m’avait – pourmapartquinengagequemoi – laissée déçue.

      La photo : pour le storytelling visuel (na-HA), et montrer « qu’c’est tell’ment bon qu’on s’en fout partout ».

      L’expression niaiseuse : si c’est pas malheureux de se faire rabrouer dès qu’on tente quelques mots de bienheureux. Sale époque, je redeviens cynique et amorphe.

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