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J’ai dîné chez Marcel et Clémentine. C’était très sympa.

_ T’as fait quoi hier soir ?
_ J’ai dîné chez Marcel et Clémentine, tu les connais ? Un couple bien dans son époque. Prénom stylés (désuets sur le retour) qui évoquent tout à la fois un barbu à bonnet et la douceur ultime d’une confiture de grand-mère (les ressentis sont personnels). Bref, j’ai dîné chez eux.

Leur intérieur ? Super agréable : de l’espace, des tables de toutes les tailles, bien dressées, n’attendant que le mangeur. La déco est vraiment chouette, même si peu de suprises : un bar central, lumières tamisées (papa lisait mal la carte), murs style retro british qui rappelle la Compagnie des Vins Surnaturels et le Fish Club, ou encore la Conserverie. Ah, et ils ont opté pour une cuisine ouverte, c’est sympa, on peut voir son plat arriver.

Marcel et Clémentine-Salle

La carte ? Oh tu sais, assez classique avec des touches d’originalité. Ça ne veut rien dire ? C’est pas faux. En gros c’est de la gastronomie française, non « revisitée » ni même sous influences asiatiques. Promis. En entrée, j’ai pris le plat qui me faisait de l’œil depuis que j’avais zieuté la carte sur la devanture la semaine précédente : les lentilles au haddock. J’adore le haddock. C’était pas mal. Chou a pris un truc étrange : un œuf entouré d’une farce panée. Ça avait l’air chouette. C’était original en tous cas. En plat, j’ai opté pour la « brandade landaise et œuf neuf minutes ». Neuf minutes, en fait ça veut dire œuf dur quoi. J’ai demandé pourquoi « landaise » et la réponse fut que d’après le chef la brandade EST landaise d’origine. C’était donc une brandade. Classique. Belle-maman a pris une pastilla, cool. Les mecs, eux, ont pris de la viande. DU BŒUF. Avec des PATATES.

Marcel et Clémentine-Brandade

Le vin ? Haha, alcoolique. Bah hyper bon figure-toi ! Un Irancy 2013 (Somonnet/Febvre) que j’ai dégusté avec un plaisir qui perdure ce matin encore sur mon palais.

Le service ? Cool. Une bande de jeunes mecs mignons, évidemment. Ni trop ni trop peu. Une bonne reco sur le vin, des bonnes réponses aux questions. Un sourire et une douceur, mais sans private joke ni clin d’œil. On aurait pourtant envie de devenir leur pote, mais on est sortis de là comme n’importe quels clients. Tss. Faut dire qu’on était la tablée des prénibles, avec mille questions et des remarques (très bon mais trop salé, le chef est amoureux !). Cette référence désuète à une croyance culinaire populaire a malheureusement laissé le serveur de marbre. Boh, je peux le comprendre. Ah et sinon, le service était relativement rapide, bon point (ok, c’était pas bondé non plus).

Marcel et Clémentine-Boeuf patates

Les prix ? Très abordable, vraiment chouette.

74, rue de Dunkerque
75009 Paris

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Pavillon Puebla : LA terrasse de l’été 2015

Dès les premiers rayons on la traque, LA terrasse de l’été. La nouvelle ou l’ancienne pépite, celle qui pourra nous accueillir sans devoir faire le pied de grue, sans se prendre les pots d’échappement entre deux gorgées, sans se faire toiser par une populasse bien trop renseignée…

Alors que le Perchoir premier du nom continue de faire ses adeptes, que sa version Marais vient de rouvrir habillée à la grecque (déco bleu et blanc, en fait), la même équipe a eu la bonne idée de remettre ça en offrant au cœur des Buttes Chaumont une nouvelle terrasse champêtre : celle du Pavillon Puebla. Pour être tout à fait honnête je ne suis pas adepte des Buttes Chaumont et son Rosa Bonheur. Trop loin, trop couru, trop… mais là, j’ai adoré cette bulle de nature.

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Désormais le chic se cache : exit les envies de grandeur et la quête de hauteur, nul besoin de vue. Vivons heureux vivons caché, cette année on est assis entre les arbres.

Grand espace extérieur entre les arbres, en haut d’un petit escalier non loin d’une entrée du parc (donc pas le parcours du combattant pour la rejoindre) avec beaucoup de places assises, d’ailleurs difficile d’y trainer debout, ce n’est pas trop l’esprit. Très nature, le mobilier en bois vêtu de coussin au beau milieu des plantes et arbres fait vraiment bon vivre. On commande une bouteille de rosé – un peu overpriced mais pas tant que l’on pourrait attendre pour la famille Perchoir – ou un cocktail et on se sustente d’une planche de charcuterie ou de focaccias. Les végétariens glutenfree seront un peu sur leur reste avec l’unique option de la carte de grignotage, la salade tomates-mozza.

Toutefois, un restaurant offrira bientôt toute sa carte, et la terrasse opposée pourra ouvrir pour encore plus de place. Un espace intérieur pour guincher jusqu’à 2h, une équipe plutôt sympa et pas (encore ?) de file d’attente et videur qui nous toise. Un pur bonheur. Évidemment, je conseille d’arriver tôt, je crois que l’on peut même s’y poser dès la fin d’après-midi.

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Les Parigots, mon QG

Il est temps je crois, Ô oui grand temps, que je parle de mon QG, mon amour de bistrot parisien.

Les Parigots d'amour - ©pilierdebuffet

Les Parigots, c’est la bonne pioche, c’est le repli sécuritaire, c’est une bulle d’amour sans mauvaise surprise. Je l’ai testé maintes fois pour dîner, pour déjeuner… pour une planche ou la soirée, pour un festif apéro de groupe ou un rendez-vous intimiste, entre potes, avec le boss, avec la meilleure copine, avec le petit ami de courte ou longue durée, avec papa et belle-maman… et même en blind date. Non vraiment, les Parigots, que du bonheur, que de l’amour.

Une déco bistrotière classy, tamisée et originale : étagère blindée de bouquins, chaises en bois et tout le tralala. Des serveurs qui ont du chien, des jolis yeux et un discours sympa sans chichi. Le mauvais service en moins : c’est le bistrot parigot idéal.

À la carte du classique : du bœuf sous plusieurs formes (tartare, côte, mastodonte pour deux), le poisson du jour et sa fondue de poireaux, la burrata en entrée ou le plus classique haddock (attention, cru), les planches – é-vi-de-mment, et ma formule habituelle : la salade romaine et verre de rouge (Saumur Champigny, mieux que le Touraine à mon humble avis). Une César améliorée-guindée avec son lard, betterave crue et radis noir.

Si vous n’avez pas envie de réfléchir 8 ans pour trouver un lieu qui rassemble tous les goûts, que votre recherche se situe entre simple et sophistiquement bon, et bien c’est la  bonne pioche car en plus c’est pas ruineux. 12€ la salade, 4,50€ le verre, poussez avec un second et ça vous flanque un dîner à 20€. Franchement pour l’assiette, le cadre, le quartier et les yeux du service c’est pas cher payé. Surtout que y’a toujours de la place. Rha, je ne suis qu’amour. Voilà.

5, rue du Château d’eau – 75010 Paris
Tél. : 01 42 00 22 26

 

Mes recettes à base de graines : pourquoi j’ai disparu de la circulation

Cher public de l’Internet,

Toi qui me lis, me suis, vous qui aimez manger, boire et chiner, admirez la jolie décoration de table et de murs. Vous qui épuisez votre entourage de demandes de recommandations, ou à l’inverse de bons conseils parfois pesants, bref vous. Vous qui vous demandez sans doute comment je garde une ligne si parfaite* malgré mon amour de la nourriture.

Il faut que je vous confesse que je suis une mangeuse de graines. Oui, une nana qui préfère le quinoa à la côte de bœuf, une farandole de légumes qu’une blanquette de veau. Une assiette de fromages (sans pain) à un bon gros burger. Voilà voilà, ceci étant dit, je peux vous confier l’une des raisons de mes publications espacées : je cuisine. Sans gluten. Ouch.

J’ai donc démarré mon régime sans gluten, pour le test et le fun, il y a trois semaines maintenant. Et je m’y tiens, jusqu’à ce que l’écart survienne. J’ai particulièrement mis un point d’honneur – oui un point d’honneur – à reproduire et arranger à ma sauce la recette des energy bar de Lina from le KB Caféshop. C’est à vrai dire devenu un défi, qui tourna à l’obssession. J’ai finalement, après moult tentatives ratées, réussi à trouver le bon dosage. Et convaincu plusieurs membres de ma famille, et ça vaut son pesant de cacahuètes.

Ces barres sont sans gluten (je perds ici 60% de mon audience), sans sucres ajoutés (ah, j’ai perdu 30% des 40 restants), et pas trop grasses (ayééé, on est plus que deux).

C’est bon, sain, diététique, ça s’emporte en snack, etc. Parfait pour le petit dej, après la piscine.

Voici la recette :

Ingrédients pour une semaine (4 à 6 barres) :
– 4-6 dattes medjool (da best, mais marche aussi avec d’autres)
– amandes nature
– raisins secs
– graines de sésame
– cacao en poudre, sans sucre genre Van Houten
– une pincée de sel
– un peu de café pour les amateurs

Je suis une adepte de l’impro, des tests multiples et du goûter en cuisine. J’ai une horreur absolue des rigidités, je ne donnerai donc qu’une approximation des quantités et gestes à accomplir. Faut pas dec’.

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Faire tremper au moins 30 min les dattes, sauf si elles sont déjà bien moelleuses. Pendant ce temps, mon petit +, ce qui à mon humble avis change TOUT (oui tout, même la guerre et le conflit israelo-palestinien) : faire griller les amandes ! Au four, c’est mieux, et pour les pauvres locataires de studio comme moi, à la poêle.

 

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Commencer par hacher, broyer les amandes. Je vous conseille d’avoir de la poudre, et de conserver des morceaux croquants. Les réserver.

 

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Mouliner ensuite les dattes jusqu’à obtenir une pâte bien onctueuse (ajouter un peu d’eau si nécessaire). Vous aurez bien sûr pensé à ôter les noyaux… (on sait jamais).

Dans un bol (ou autre, c’est vous qui voyez hein), ajouter une cuillère de cacao, à doser selon votre envie de chocolat. Mélanger à fond les ballons, puis incorporer la poudre d’amandes. Bien mélanger, ajouter le sel, re-mélanger jusqu’à obtenir une pâte bien sèche.

Ajouter ensuite les amandes, le sésame, et toute autre graine souhaitée. Veillez à ce que ce soit bien sec, et difficile à mélanger, sinon c’est que vous avez mis trop de datte et ça ne prendra jamais !

Rassembler le tout et pressez pour obtenir un gros bloc, qui ressemble à peu près à ça :

 

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Tadaaaaa ! Mettez-moi tout ça au frais pendant la nuit. Le lendemain, vous pouvez découper en barre et laisser au frigo. Si vous les sortez, ça sèchera et ressemblera de plus belle à une vraie barre à emporter, et non à une mixture collante relou à déguster hors de chez soi.

 

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Très bon avec le café.

 

*No comment.

Passion petit déj : granola ou muesli sans gluten, sans lactose et jouissif quand même

Vous, oui vous qui me lisez, faites-vous partie du clan des amoureux du petit déjeuner ? Si oui, lisez ce qui suit, si non lisez également, car vous changerez d’avis.

Muesli maison zoomx2_©pilierdebuffet

Je vous épargne les recommandations sanitaires qui en général m’ennuient voire me révoltent pour en venir directement à ce qui, disons-le, nous intéresse : le gourmang. On peut se faire scandaleusement plaisir le matin, et même en restant healthy. Wahou wouw.

Éléments de contexte.
Sachez-en un peu plus sur ma philosophie nutritionnelle, qui pourrait aiguiller la compréhension de mes choix. À la suisse, je pense bien souvent que la vérité se trouve au centre, c’est-à-dire dans l’éviction des extrême et la mesure. Facile à dire ? Certes. Je reviens d’un voyage de trois mois en Asie, au cours duquel le gourou (interprétation personnelle) de mon stage de yoga et médiation nous inculqua ses préceptes conseils pour une vie harmonieuse et en paix avec son corps. Celle que je retiens ? « Don’t overeat* ». Cette règle est la plus difficile à suivre, bien plus que celle du choix des aliments.

Avant ce voyage, je suivais la règle des index glycériques, tout d’abord apprise chez l’inventeur de la Méthode Montignac, Michel de son petit nom (RIP). Vous pouvez vous renseigner ici, ou ailleurs, mais je ne tenterai pas ici de vous convertir. Bref, désormais je suis pour que l’on mange de tout aliment tant qu’il est sain et en quantité raisonnable.

*Ne mangez pas trop.

RECETTE DE BASE

Reminder muesli_©pilierdebuffet

Bien sûr, vous pouvez agrémenter ce granola comme bon vous semble des ingrédients qui vous font plaisir. Ma version du moment est sans gluten et sans lactose, mais libre aux tolérants de l’y baigner dans un lait non végétal ou un yaourt nature.

  • fruits : kiwi, banane, mangue, coco râpée maison (pour l’ouvrir, mon tuto ici). Note spéciale ici : pour une question de confort digestif, je préfère manger mes fruits au réveil avant le reste du petit déjeuner (15min sont idéales). Pourquoi ? Parce que sinon, les fruits restent coincés derrière les autres aliments dans l’estomac, attendant leur tour d’être digérés. Pendant cette attente, non seulement ils fermentent, provoquant ainsi des ballonnements désagréables et disgracieux, mais en plus leurs vitamines s’évaporent, se font la malle, ce qui est franchement con con. Après ça, si vous souhaitez les mélanger à votre muesli et ne souffrez jamais d’inconfort digestif, lancez-vous !
  • céréales : flocons de sarrasin, que l’on trouve dans tous les magasins bio. On peut y ajouter du kacha, ce sarrasin grillé qui croustille et apporte le twist nécessaire aux croqueurs du matin
  • graines : de lin, c’est bon pour vot’ transit, et de sésame, parce que c’est quand même sacrément bon (mais aussi graines de courges, de tournesol, etc)
  • fruits secs & oléagineux : noisettes grillées, amandes natures, raisins secs, pour le côté sucré
  • baies : de goji
  • lait : d’amande non sucré pour moi, mais vous pouvez oser le lait d’avoine, de noisette, de soja, voire les laits non végétaux si vous le souhaitez, mais un muesli aussi sain s’accordera mieux avec un lait végétal ou du moins demi-écrémé ou écrémé.
  • option yaourt : en plus ou à la place du lait, un yaourt brassé 0% ou un fromage frais 0% (j’adore les Malo).
  • option pain : j’opte pour le pain au sarrasin (100% sarrasin, trouvé chez Panifica)

Muesli maison pain_©pilierdebuffet

Bül : le tout premier bar à (jus de) cannes et boulettes de Paris !

« Bar à cannes ». Mmmais encore ? Voici l’accroche de Bül, un petit nouveau de l’avenue Trudaine. Je suis passée devant une bonne dizaine de fois sans m’arrêter, sans trop comprendre ce que ce curieux « bar » proposait, mais intimement persuadée d’avoir à faire à un genre de bar à bulles qui vendrait aussi des cannes. Certes, ça n’a aucun sens, mais avouez que les nouveaux concepts loufoques n’étonnent plus personne.

BREF, il m’a fallu m’y attabler par hasard pour découvrir que ce bar-resto pourrait devenir MA cantine, une cantine faite pour moi : produits sains, gourmands, petites portions à picorer et joli design apaisant. Ajoutons à cela le fait que les proprios engagent le chaland à trainer aussi longtemps que souhaité dans leurs canapés tous chauds, se faisant servir avec le sourire et zou, j’ai mon nouveau bureau.

Bül-Devanture_©pilierdebuffet

 

Ce qu’il faut surtout retenir, c’est que Bül est un VRAI nouveau concept, pas une pseudo nouveauté que l’on croisera à chaque coin de rue dès demain. Julie et Yousri ont importé tout droit d’Egypte un truc unique : le bar à cannes, ce qui veut dire ni plus ni moins qu’un endroit dédié au jus de cannes (à sucre). Très prisé un peu plus au soleil, il est étonnamment méconnu par chez nous. Bar à cannes et aussi à boulettes, mais pas du tout comme celles que l’on croise dans plein d’autres cantines récentes. Éclairages.

 

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L’histoire.
Préparez le popcorn, l’histoire a de quoi séduire les scénaristes d’M6. L’idée a germé il y a deux ans dans l’esprit d’un couple au sourire communicatif. Julie et Yousri, aujourd’hui mariés, se sont rencontrés sur une plage égyptienne, alors qu’ils sirotaient le fameux jus dans un célèbre club de vacances. Elle est touriste, il est G.O. sports nautiques, claaaassique. Le charme opère, évidemment, et loin de sonner le glas de l’aventure, la fin des vacances marquera au contraire son commencement !

Après quelques voyages, le couple pose ses valises à Paris, et chacun quitte son univers. Elle, informaticienne passionnée de cuisine décide alors d’approfondir son savoir-faire, lui en manque d’eau et de soleil fait l’effort de se former. Un projet commun, beaucoup de boulot.

 

 

Bül-Jus Lady_©pilierdebuffet

 

Les produits.
Le produit phare ici est donc le jus de cannes, mais à y regarder de plus près, et si l’on se réfère au nom inscrit sur la devanture, j’ai bien envie de dire que la star est surtout la boulette !
Les jus et smoothies sont composés de fruits et légumes frais relevés de jus de cannes (un seul en est dépourvu), et sont disponibles en 3 tailles à des prix raisonnables.
=> Verdict : j’ai aimé, mais au vu de tous les bars à jus de la capitale, et étant donnée mon aversion pour le sucre, ce n’est pas ce que j’ai préféré.
Le miam mise sur la picore : des boulettes avec ou sans viande, à « diper » dans des sauces maison, et à accompagner de légumes. Le tout sur mesure. Côté boulettes, un choix de 5 saveurs pour le salé (4 le mardi, car le falafel est plus délicat à préparer) : canard, bœuf, polenta aux herbes, falafel et légumes aux chèvre. Pour le dessert, deux boulettes sucrées qui rejoignent les energy balls que l’on trouve dans nos coffee shops et cantines vegan adorées : noisettes/figues/coco/cardamome, ou amande/noix de cajou/raisin/sésame. Pour le liant, on ajoute ici un peu de banane et de sirop d’érable ou de miel.
Pour accompagne la boulette, une sauce maison (houmous, chutney, ketchup) et une assiette veggie du jour : salade ou poêlée de légumes ou purée ou soupe.

=> Verdict : J’ADOOOORE. Et ma préférée est bien la même que celle de Yousri, comme recommandé, et contre toute attente ce fut celle au canard. J’avais l’impression de manger un confit de canard en boule, mais en version ultra fondante. Le secret de ce fondant au goût un peu sucré tient dans la patate douce, utilisée pour faire le liant. Un pur délice. La polenta aux herbes était bonne, mais pas aussi fondante, quant à la boulette veggie elle était délicieuse. L’houmous maison aussi, et la salade d’accompagnement bien composée. Côté sucré, un régal également, que je recommanderais surtout pour le petit dej. Idéales avec le café, elles sont dans la veine de mes energy bars.

Bül-Formule déjeuner entamée_©pilierdebuffet
Les formules.
Plusieurs formules tout au long de la journée : du petit dej à l’apéro en passant par le déjeuner bien sûr. Pour le moment, ils sont en rôdage donc les infos ci-dessous sont susceptibles de changer.
Au petit dej’, une formule boulettes et café ou boulettes et jus.
Au déjeuner, une formule à 10€ qui comprend 3 boulettes (salées et sucrées au choix) + un accompagnement + un jus (simple).
À l’apéro, une formule boulettes apéro + dip’s et boisson, car ils servent aussi des vins naturels, mais accompagnés de grignote uniquement (pas de licence 4 oblige).

Bül-Formule déjeuner_©pilierdebuffet

 

À noter : le tout est sans gluten, et ce qu’on aime c’est qu’ils ne misent pas sur cette pub pour racoler les intestins fragiles. Le pain fourni vient de la boulangerie voisine Panifica, et est lui aussi sans gluten.

Vous pouvez aussi prendre le tout à emporter bien sûr, mais franchement en ces nouvelles journées hivernales on a bien envie de rester au chaud avec un bon bouquin. Pour le moment, Bül est fermé les dimanche et lundi

 

Bül-Boulette dessert to go_©pilierdebuffet

 

Vous l’aurez compris, j’ai eu un vrai coup de cœur. Go !

*UPDATE* : Le BRUNCH de Bül !

J’ai enfin testé le brunch du dimanche by Bül. Délicieux, vegan pour ceux qui le souhaitent et sans gluten sans le survendre, il est également copieux mais permet de se mouvoir après le festin ce qui est un plus.

Que contient ce brunch, servi à table ?
Un peu ce que vous voulez ! En arrivant, on vous tend un petit papier avec différentes options à cocher. Elles varient d’une semaine à l’autre, mais la base reste la même, voyez vous-même.

  • un jus : de canne, orange pressée ou les deux mixé, le « zazu »
  • une boisson chaude : thé, infusion, café
  • un pain et son accompagnement : avec ou sans gluten, confiture du moment, pâte à tartiner maison, option beurre ou beurre de cajou vegan…
  • un plat : trois boulettes au choix, accompagnées de la petite salade soupe du moment
  • un dessert : granola maison, chia pudding coco, cakes…

Réservation obligatoire, gestion des stocks et succès obligent. À noter : il est pour le moment servi exclusivement en intérieur, mais très prochainement sur la terrasse, et puis la déco est tellement sympa que le soleil y émane de toutes manières.

***
Bül
avenue Trudaine – 75009
01 40 16 02 74
Page Facebook

Juicerie : la cantine à jus vraiment saine

Il est assez difficile de trouver une bonne cantine saine à Paris. Oui oh, je vous vois rugir derrière votre écran, amateurs comme réfractaires « quoi, elle déconne, y’a QUE ÇA ! Fréquenté par les barbus sur roulettes et midinettes aseptisées ». Laissez-moi vous démontrer mon point en quelques paragraphes, que les pressés allergiques aux digressions pourront sauter (rendez-vous plus bas).

Détrompez-vous, certes la nourriture saine a envahi la capitale, décorée de carrelage immaculé ou pierres apparentes gagnées par les plantes murales, et c’est une bonne nouvelle car cela signifie que les parisiens s’intéressent à l’origine des produits, à leur peau et leur énergie, à la planète et future vie de leurs petits enfants. Les anciens banquiers-avocats-pubards étant bien souvent ceux qui ont le courage de se lancer, on croise de bien jolies histoires derrière les comptoirs. La contrepartie malheureuse est que le porte-monnaie trinque bien souvent, ce qui peut avoir le don d’agacer les fauchés et les ennemis du bio et autres amoureux du kebab authentique (c’est-à-dire à l’hygiène plus que douteuse, aromatisé aux miasmes de celui qui compose le sandwich) qui pensent que la tradition du fast food bien dégueulasse se perd et que le fait de voir un restaurateur se laver les mains ôte un peu de charme à l’assiette.
Pire, toutes ces saineries sont servies avec le sourire. LE SOURIRE. Quelle horreur.

Quid de la tradition parisienne, quelle image offrons-nous aux touristes chinois en quête de raclette post emplettes aux Galeries Lafayette, hein ? Tout se transforme, faites-vous une raison mais rassurez-vous tout n’est pas perdu.
Tout n’est pas perdu non, car on compte beaucoup de faussaires parmi les distributeurs de bio-bon. Entre ceux qui, dès le succès rencontré, s’empressent de réduire le contenu de l’assiette de moitié pour multiplier la note par deux, et ceux qui peu soucieux de la véritable origine du produit ne cherchent que le profit, faisant fi de tout principe environnemental. Non, rassurez-vous, les merdes demeurent.

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[C’est ici pour les pressés]
Et c’est pour cela que j’ai aimé Juicerie. Car Juicerie n’est pas une merde. Voilà (critique terminée). Plus sérieusement, Juicerie, quoi qu’est-ce donc ? Une cantine saine qui répond scrupuleusement au cahier des charges de ce type d’endroit pour rencontrer le succès.
Décortiquons un peu pour voir : « Juicerie », de juice, jus en anglais. Pour le nom anglophone, ça c’est bon. Ensuite, côté déco… carrelage blanc mural, ok, plantes… bien sûr. Attendez voir, est-ce qu’on a bien une palette de fruits et légumes frais quelque part bien en vue ? Ah, oui, parfait. Une étagère de produits type graines and co en vente, au joli design épuré ? Oui. Diantre, un bonus : la coupelle de superfruits en libre service, à la place des cahouètes apéro ! Génial ! Baies de goji, abricots secs (les vrais, donc oui, ils ressemblent à des figues car le orange fluo n’est étonnamment pas la couleur naturelle de l’abricot sec), figues et bananes séchées. Yum.

L’histoire
Pas de bon lieu sans bonne histoire. Le coup classique du trentenaire (pré ou post, on s’en moque) qui se lasse de son boulot harrassant de salarié assoiffé de profit pour vivre le rêve de l’entreprenariat, de la liberté, de la vie saine. Il ne fallait pas moins que l’association d’une ex de la finance et d’un avocat pour avoir le courage d’aller au bout, avec un beau business plan et sans se planter. L’aboutissement est d’autant plus admirable que Clémence, l’associée féminine, est enceinte jusqu’aux dents. Chapeau bas.

Juicerie-Graines

 

Le principe ?
Chez Juicerie, le fond de commerce est liquide. Des jus de fruits et légumes bio, évidemment, frais, cela va de soi, et pressés à froid. Qu’est-ce que ça veut dire ? Simplement qu’aucune surchauffe ne vient tuer les bénéfices du produit. La pression à froid est une méthode tellement en vogue aujourd’hui que certains petits malins tentent de nous faire croire qu’ils l’utilisent pour leur jus en jouant sur les mots (coquinous). Elle préserve ainsi les vitamines et tout le toutim. Bien sûr, sans additifs ni conservateurs, du coup il faut consommer le jus dans les 24h pour bénéficier de toutes ces merveilles.

Le menu
La carte de Juicerie est réduite, obligatoire pour respecter la nature et le consommateur. Six jus, une (ou deux, si la première est soufflée) pâtisserie du jour, et quelques desserts à base de yaourt, granola, fruits frais. Pour le repas, quatre salades (bientôt deux, et deux soupes, pour l’hiver) et deux recettes de ciabatta.
J’ai pu goûter tous les jus (on peut encore les tester avant de se décider, cool !) et prendre le temps d’un déjeuner. Attablée au bar maculé, et accompagnée de ma copine healthy Mathilde. En y allant, je m’attendais à filer m’acheter du rab en sortant (qui dit salade saine dans un lieu branchouille dit appétit non contenté, en général). Mais là, quel étonnement, je fus repue ! Les salades sont étonnamment copieuses, et oui les graines ça remplit. Les sauces originales, le tout fait maison bien sûr.

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Les prix
La pression à froid est un savoir-faire, et les produits sont ultra frais. Du coup, forcément, ça donne une bouteille de 330ml à 6,50€. La formule est très intéressante : pour 15,90€ vous avez un jus + un plat + un dessert. Cool ! Le plat seul est à 8,90€, et le dessert à 4€.

 

* * *
Juicerie
4, rue de la Michodière – 75002
Page Facebook

Jeanne B : déjeuner ensoleillé et caché dans un recoin des Abbesses

 

Un dimanche d’été indien*, alors que vous flânez au soleil, l’envie de se sustenter se fait sentir. En bon habitué de la jolie Paris, vous vous dites qu’avec un temps pareil, l’espoir d’un déjeuner « en terrasse » parait bien illusoire. Puis, alors que vous osez à peine le caresser (l’espoir, ‘suivez ?), la voilà qui vous tend les bras, dans une rue courbe des Abbesses, tout en haut, là où c’est calme et chic, près de l’hôtel particulier, rue Lepic.

 

JeanneB-salade de saison-©pilierdebuffet

 

Jeanne B. est un bistrot de terroir français, d’ouverture récente de de bonne facture (petite sœur de Jeanne A, plus à l’Est). La carte nous parle plutôt viandes et poissons, normal pour une auto-baptisée « rôtisserie », alors même que son nom et design semblaient dire le contraire. Pas une graine donc, ni de jus d’herbe pressé à froid ou autres délires veggie-vegan (ne nous méprenons pas, j’adore ça). La carte est courte et changeante mais conserve ses classiques.

 

JeanneB-poulet-©pilierdebuffet

 

Pour lui, le poulet, pour moi la salade de saison, bien sûr. On me laisse le choix de la protéine, j’opte pour le saumon gravlax. Le tout est délicieux, le saumon un chouia dur sous la dent mais soit. L’homme de son côté se régale.

 

JeanneB-salade de saison-©pilierdebuffet

 

Pour arroser ça, j’opte pour un « Poiré », cidre de poire artisanal. C’est délicieux, quoiqu’assez sucré. Les assiettes sont soignées, le terroir raffiné. Le service est chic-bonne franquette, si si c’est possible. Chez Jeanne B, on sert le jus de viande dans l’assiette à la demande, so cool.

La note est au niveau de la qualité, c’est-à-dire pas si abordable pour un déjeuner simple et improvisé, mais correct. Compter du 19€ pour un plat. Une cuisine de terroir fine, pas si légère mais pas lourde non plus. De quoi combler homme comme femme et repartir de plus belle.

*ça marche aussi au printemps, voire en été.

 

***
Jeanne B.
61, rue Lepic – 75018
01 42 51 17 53
Site ouèbe

Gravity bar : talentueux cocktails, vins et petites assiettes dans le 10ème

C’est la rentrée, qui brasse avec elle son torrent de nouveaux lieux à tester, re-tester, investir, épuiser… Parmi lesquels, on peut noter le récemment ouvert Gravity bar. Au programme : cocktails, vins et petites assiettes au grand talent, signée de la main du chef montréalais Frédéric Boucher (je tairai le surnom dont une certaine élite des bars parisiens l’affuble ;)).

Gravity bar-assiette_pilierdebuffet

 

Le pitch.
Retrouvailles post vacances entre copines, budget : néant, appétit : absent, forme : minable.

Certes je vais vous parler des super cocktails et produits, du génie des compositions gustatives et du cadre design et sympa, mais laissez-moi surtout insister sur l’ambiance et en particulier la sympathie de l’équipe. Ok, y aller avec une déjà habituée peut aider, mais tout de même rares furent mes escapades aussi bien accueillies. Et ce alors même que j’étais dans un coma des plus profond. Derrière le bar, une équipe rodée et complice composée de Michael Mas, barman passé par l’ECC group, entrée des Artistes et plus récemment Mary Céleste, Marc Longa, ex-« pubard » reconverti, et enfin Richard Permin, un troisième larron au physique de surfeur australien à la limite de l’indécence (en l’occurrence, il s’agit d’un skieur pro français). Je n’ai pas tout pigé sur le pourquoi du comment qu’il a atterri dans ce bar, mais je m’y attellerai la prochaine fois (pour la rigueur journalistique, évidemment).

 

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Miam.
Derrière les fourneaux, le québécois Frédéric Boucher mène le jeu pour compléter le tableau international. Il m’explique ce qu’est la poutine (qui n’est donc pas une spécialité soviétique), la vraie, et comment il a choisi de la servir. Pour votre gouverne, donc, la poutine est un plat typical au Québec : des frites recouvertes d’une sauce bien spéciale et de fromage fondu. Si cela sonne bien lourdingue, sachez qu’ici, elle est raffinée. À cause de mon appétit de moineau ce soir-là, je ne pourrai vous parler que du superbe chou-fleur rôti. Bah oui, un chou-fleur a su m’émouvoir, c’est comme ça, il faut dire qu’il était superbement rôti et bien accompagné d’anchoïade et capres. Le boudin noir avait l’air topissime, avec sa purée d’échalottes et pickles d’oignon, mais ne comptez pas sur moi pour vous décrire son goût, je ne toucherai jamais à du sang séché (oui oh je sais, c’est con mais c’est ainsi).

Glou.
Il faudra refaire un tour sur place pour les cocktails, qui à n’en pas douter doivent être excellents, je fais toute confiance au barman. Je peux en revanche vous dire que la sélection de vins est originale et savoureuse. Courte, j’ai choisi parmi les deux rouges proposés le plus étonnant. Ce Presque pétillant, il était délicieux. J’ai honteusement oublié ses références… je vais corriger ça.

Tchiinnng.
(Ceci est l’onomatopée représentative de la caisse, évidemment). Le format des assiettes a récemment été revu pour coller à la demande et proposer un rapport qualité/prix irréprochable. Du coup, un menu composé uniquement de petites portions pour goûter à tous les plaisirs, avec des assiettes autour de 6€, des vins à 4 et cocktails à 12. La carte change régulièrement, mais suit la même logique : toujours un légume travaillé, toujours quelques protéines, un plat de vrai gourmand, deux desserts ; et les incontournables demeurent.

* * *
43, rue des Vinaigriers – 75010 Paris
Mardi – dimanche / 19h-minuit

Pousse-Pousse, le gourou du manger (vegan) sain à Paris 9

Dans la collection des cantines parisiennes saines, Pousse-Pousse est en bonne place de leader. Leader parce que l’un des (si ce n’est le ?) premiers commerces proposant une restauration ultra saine, detox, bio, vegan, sans sucre ni gluten ni lactose ni œuf, ni… ah bah c’est tout. Et, surtout, très très très fine, bonne, colorée et pleine de gaité. Du moins dans l’assiette.

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Le lieu
J’ai attendu plusieurs visites pour écrire sur Pousse-Pousse. Cette cantine du 9ème est née il y a une sacrée lurette. J’avais pu la tester il y a quelques années, alors qu’il n’y avait dans la boutique que quelques tables pour initiés. Depuis, Lawrence Aboucaya, sa fondatrice, a fait un lonnnnng chemin fait de gloire et d’entrepreneuriat malin. Le succès au rendez-vous a poussé l’entrepreneuse à ouvrir un resto conjoint à la boutique. Désormais donc, vous pouvez prendre place (il y en a !) dans le restaurant au design pur, moderne et bienveillant, et acheter vos produits dans la boutique.

Les gens
J’aime beaucoup le lieu, que je trouve apaisant. Y entrer vous donne déjà l’impression de vous purifier le moral ! La detox a commencé son œuvre. J’aime beaucoup l’équipe sur place, que je trouve adorable. Le serveur est aux petits soins, quoiqu’arborant un air d’un sérieux intimidant, et j’avoue un gros coup de cœur pour le chef, Faïçal Ouertani, dont le sourire vous rebooste autant que son jus céleri-pomme-concombre-citron-gingembre pour la journée. Vraiment. Il a l’air de vraiment mettre de l’amour dans sa cuisine, il répond volontiers aux questions (« quelle est la recette de votre pain svp ??! »), bref, sympa. La fondatrice passe de temps à autres, mais reste surtout à sa boutique et ses affaires. Elle est très souriante et charmante, mais on sent la femme de mains derrière.

Le hic : les détracteurs de ce type de cantines pourront défendre aisément leurs sarcasmes, car l’ambiance est un peu trop poussée clinique minceur, detox sectaire. Oui, ça flaire un peu trop fort le « sans », avec un côté « trop » prise au sérieux du régime alimentaire, qui nous fait presque culpabiliser de se taper un fou rire en pleine dégustation. Pardon, promis j’arrête de rire et je reprends ma prière sur graines germées.

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La cuisine
J’adore. Ça me rappelle vraiment cette cantine londonienne sur laquelle je suis tombée en pamoison cette année (« Inspiral Lounge », du côté de Camden). Des soupes, deux formules de plats : « l’assiette crue » composée de… cru selon les arrivages, ou le « superbowl », du plutôt cuit et chaud. Des trouvailles charmante, comme les croquettes sarrasin/riz, et surtout des assiettes (ou bols !) composées de variété comme j’aime : de la graine, de la graine, des crèmes de ci, de ça (sésame, pois chiches, lentilles, ……), des légumes, etc. Miam. Accompagnée d’un jus du jour (pas donné, comme partout, tss) et bim. Le point *trop cool j’adore* : la corbeille de « pain », avec des crackers de graines crues et du pain maison sans gluten (variantes sur la recette, le jour où j’ai goûté et adoré il s’agissait d’un mélange de farines de châtaigne et riz).

L’alcool n’est pas de mise pour un déjeuner là-bas, ce qui est dommage.

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Comme tout excès, on n’y reviendrait peut-être pas chaque jour. Trop de graines (germées) tue la graine (germée), et la rareté fait la saveur. D’autant que le prix ne me le permet pas. Comptez une 20aine d’euros en moyenne pour un déjeuner, des formules jus / plat (avec ou sans dessert) existent, et comme tous commerces de ce type, c’est pas donné donné (bah oui hein, des produits bio authentiques cuisinés par un chef cool = glups).

My Free Kitchen, cuisine libre de gluten et lactose

Youpi-tralala, que de bonnes nouvelles pour les intolérants (alimentaires) et les mangeurs sains, les cantines fleurissent.

My Free Kitchen fait office de pionnière dans la petite cantine saine moderne et épurée, gourmande et sans gluten ni lactose. Nichée dans le 10ème (encore), elle est née d’une histoire de famille.
Le pitch : Carole, dans sa vingtaine (je suis tolérante), se découvre intolérante au gluten. Grande gourmande qu’elle est, elle ne se laisse pas abattre et décide de se faire plaisir sans gluten et sans lactose. Son frangin, Philippe, l’accompagne dans l’aventure et BIM, une cuisine simple, saine et homemade voit le jour dans le coin qui voit pulluler les cantines saines dernièrement.

« My Free Kitchen » tient donc pour cuisine personnelle libérée des substances incriminées. La taille humaine et l’inventivité des recettes m’ont attirée. Le risotto de quinoa en particulier, le crumble de légumes également. Le hic pour moi ? Encore un poil trop gourmand (une option sans sucres m’aurait fait plaisir) mais le tout est plutôt cool et possède le gros atout d’être également ouvert à l’heure du dîner et du brunch dominical.

Fini le temps où ce type de pépite n’était ouverte qu’à l’heure du déjeuner comme privée de sortie amusante et uniquement fondée sur le besoin primaire du manger sain. Aujourd’hui, la plupart des cantines ouvrent leur porte le soir et proposent également leurs plats à emporter.

J’ai testé le risotto de quinoa tranquilou chez moi. Pratique car il s’agit d’un plat un peu long à élaborer, il était correct. Je pense que la dégusation gagne à être faite sur place, avec l’ambiance, l’atmosphère, le décor, les gens… j’y retournerai !

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1bis, rue Bleue – 75009
01 48 01 67 64
www.myfreekitchen.com

Appie : la preuve que le cidre revient en force !

Sans trop savoir pourquoi, j’ai développé depuis une petite année une sorte de passion pour le cidre. Doux et brut, et surtout en bouteille individuelle. Peut-être happée par un marketing discret, je me tournais vers la boisson bretonne pour abreuver ma soif au goûter (oui bah quoi, c’est du jus de pomme qui pique) ou pour un apéro léger lors de chaleurs. Mon flair fut bon : le cidre arrive bel et bien sur nos étals, affranchi de ses galettes.

Il faut dire que pour l’été, il constitue une formidable alternative alcoolisée à la bière pour les gluten-free et simplement les non-amateurs. Les bars vont devoir s’y faire. Jusqu’ici, le grand public connaissait surtout deux marques phares, mon petit doigt me dit que les nouveautés vont pleuvoir, à coups de recettes adaptées et design travaillés.

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J’ai notamment pu découvrir « Appie », le petit parisien tout beau tout neuf, lors d’une soirée de lancement à l’Institut Suédois. Appie est un cidre léger, légèrement moins sucré que ceux que l’on connait grâce à une pointe de poire venant taquiner la pomme. Côté design, la bouteille est transparente et l’identité visuelle sobre et épurée, est moderne et guillerette. J’adore le logo, simple mais tout de suite sympathique.

Voilà qui va venir assouvir nos désir de conso directe à la bouteille, je vais pouvoir trinquer avec mes amis buveurs de bière. Pour le moment, Appie est distribué dans quelques bars et cafés branchouilles, un système de commande est déjà lancé et le site web ne va pas tarder à arriver.

appie-cidre.com
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acebook : Appie Créateur de Cidre