Tous les articles classés dans : Gastronomiques

Jeanne B : déjeuner ensoleillé et caché dans un recoin des Abbesses

  Un dimanche d’été indien*, alors que vous flânez au soleil, l’envie de se sustenter se fait sentir. En bon habitué de la jolie Paris, vous vous dites qu’avec un temps pareil, l’espoir d’un déjeuner « en terrasse » parait bien illusoire. Puis, alors que vous osez à peine le caresser (l’espoir, ‘suivez ?), la voilà qui vous tend les bras, dans une rue courbe des Abbesses, tout en haut, là où c’est calme et chic, près de l’hôtel particulier, rue Lepic.     Jeanne B. est un bistrot de terroir français, d’ouverture récente de de bonne facture (petite sœur de Jeanne A, plus à l’Est). La carte nous parle plutôt viandes et poissons, normal pour une auto-baptisée « rôtisserie », alors même que son nom et design semblaient dire le contraire. Pas une graine donc, ni de jus d’herbe pressé à froid ou autres délires veggie-vegan (ne nous méprenons pas, j’adore ça). La carte est courte et changeante mais conserve ses classiques.     Pour lui, le poulet, pour moi la salade de saison, bien sûr. On me laisse …

Le Châteaubriand : Aw man!

Enfin ! Il m’aura fallu une ride en plus et un Papa dévoué pour goûter aux plaisirs simplement divins du Châteaubriand. Il rejoint Abri dans mon petit cœur de gourmande-gourmette. Bon, n’ayez pas comme moi l’idée stupide de grignoter avant d’y aller parce que, c’est bien connu, on a faim en quittant la table dans ce genre de resto. Mha-ha, bien fait, idiote. Pour dîner chez le maître des bistronomes parisiens, pas d’autre choix que le menu à 60€. Bien sûr, si vous êtes végétarien, allergique ou simplement pénible, vous aurez droit à un menu adapté. Pensée pour nos voisins, qui ont décroché ce soir-là la palme : ni viande, ni poisson à écailles (wtf ?), ni gluten svp. La salle est sobrement belle, le peuple est là (même un ex candidat de Top Chef), appétissant, nous sommes un peu serrés mais trop excités par le repas qui s’annonce pour s’en soucier. Le service est aimable, sans être excessivement chaleureux, mais là encore, c’est le cadet de mes soucis. Rien ne peut m’atteindre, J’AI FAIM. La farandole commence, …

Caillebotte, le petit frère du Pantruche

Le Pantruche, vous connaissez ? Le bistronome de Franck Baranger, qui affiche complet des semaines à l’avance, midi et soir. Adulé par tous ceux qui l’ont testé, il est en effet assez attachant. Des plats aux apparences simples, un choix restreint gage de qualité, une surprenante claque de palais juste en dessous de Pigalle. Sans non plus provoquer la même jouissance qu’Abri. Bref, que tous ceux qui n’ont pas la patience de courir après un trop  convoité se réjouissent : le jumeau vient de s’installer à quelques encablures. « Caillebotte », du nom de l’architecte qui pensât Notre-Dame-De-Lorette, il devait à l’origine se nommer « Les Hirondelles ». On s’en tire bien. Le pitch : une vraie petite dose de bonheur, sur tous les plans. Le détail : le Fooding dirait « néobistrot », je me contenterais de vous parler d’une déco lumineuse, qui je pense peut être considérée comme une dose de vitamine. Lumière tamisée mais claire, loupiotes au plafond comme il le faut, ils ont tout repris sur les bons conseils de copines de goût. C’est un peu trop …

Miniatures : le mini gastro de Yoni, un chef au top

Yoni Saada, aka le sosie gastronome de JJG (Jean-Jacques Goldman), en a lourd sous la toque. Il n’a pas gagné Top Chef, mais sorti avec les honneurs dans le top 5, il s’en tire bien. J’ai toujours eu un feeling pour Yoni. Le côté brun typé et chevelu, sans doute. Le mec lexomil, celui qui possède l’étrange et merveilleux don d’apaisement comme le soulignait Naoëlle lors de la finale, l’acolyte mec cool qui calme en deux deux n’importe quel hystérique stressé cyclothymique. Le mec talentueux, surtout, qui sait où il va sans écraser personne, mais pas soporifique pour autant. S’il peut en agacer certains, on finit forcément par adhérer. Ce mec-là n’a pas attendu l’émission pour faire ses preuves. Depuis 7 ans déjà, il est le chef d’un resto gastronomique du 16ème, « Miniatures ». Pas le 16ème qui peut être cool hein, non non le 16ème bien bien endormi, voire comateux, là où il ne se passe rien. Pourquoi ce choix ? « Une erreur de jeunesse », d’après lui ! Oui, car j’ai un peu discuté …

Abri, une claque à la fleur de sel, lotte et chocolat

Rares sont les instants de jouissance culinaire telle que l’on en rêve encore deux semaines plus tard. Le souvenir de la lotte et de la tarte au chocolat d’Abri reste encore émoustillant et émouvant. Grâce au Fooding et leur opération « Priceless Souper », en partenariat avec Mastercard (jingle pub svp), nous avions à force de conviction digitale pu obtenir une table, 4 jours avant. Pour info, cette délicate et brillante attention de nos amis hipsto-gourmands permet à tous les plus rapides (et détenteurs de Mastercard surtout), de pouvoir accéder aux tables les plus prisées  du moment et ce sans avoir à prévoir son dîner 8 ans à l’avance. Pour réserver vos places pour le prochain Priceless au Frenchie, c’est par ici, et c’est maintenant ! Rendez-vous est donc pris pour Abri, la table du petit génie Katsuaki Okiyama – à vos souhaits – passé par Robuchon, Taillevent et l’Agapé Bistrot, et dont le talent est inversement proportionnel à sa prétention. Je m’y rends enthousiaste, excitée mais un tantinet blasée tout de même, m’attendant à une bonne bouffe, mais en …

Ze Kitchen Galerie, the orgasme culinaire

« Quand rien n’est prévu, tout est possible« *. En allant dans cet étoilé, je ne m’attends pas particulièrement à être bluffée. Encore moins à recevoir la claque orgasmique par la papille.     Je suis encore sous le coup de cette jouissance culinaire. J’exagère? Si tout est relatif, je dois avouer ne pas être sortie d’un établissement avec un tel contentement depuis un baiiiiil. William Ledeuil, le chef, offre à Saint-Germain-des-Prés une farandole (©Anouk R.) de saveurs ! On vous parle de bons restos, de restos branchouilles, de restos étoilés, voire d’étoilés branchouilles ! Là, pour citer involontairement une marque de sublimes restaurants, c’est le goût.   Imaginez du gingembre, du wasabi, des fruits rouges, des crustacés, des sauces sucrées salées mais tout en finesse, de l’exotique et du classique. Tout ça est mélangé à la perfection. Le mariage des épices venues du monde entier fonctionne. ça fait tilt-psscchhhh en bouche.   La carte change souvent, je ne ferai donc pas la liste de mes dégustations, mais il y avait un choix vaste d’entrées, de plats de …

Le Braisenville, à une lettre près.

PDB vous épargnera les jeux de mots, le titre est suffisamment aguicheur pour s’y arrêter. Enfin testé, le restaurant à l’assiette gastro mais ambiance détendue de la rue Condorcet ne déçoit pas. Ce qui est bien avec le Braisenville, c’est qu’avec son mélange de genres, il convient aussi bien aux rencards qu’au dîners de groupes de potes, qu’aux tête-à-têtes girly et déjeuners professionnels. QUID? Le concept set simple : une cuisine de chef, fine et subtile, aux accords délicats et surprenants, véritable pépite gastronomique, le tout proposé par raciones, comprenez petites rations bien sûr, et cuits à la braise pardi ! Le résultat : on peut goûter à tout, mets au petit goût d’unicité, un p’tit truc en plus qui fait mouche à coup sûr. Le seul hic – d’un point de vue tout à fait personnel – tient dans l’atmosphère, un brin trop lumineuse, ambiance je suis trop près du barbecue.     L’AVIS DE PDB. Vingt sur Vingt (prononcer la consonne finale pour une référence ludique). Il avait été chaudement recommandé par toute …