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Bül : le tout premier bar à (jus de) cannes et boulettes de Paris !

« Bar à cannes ». Mmmais encore ? Voici l’accroche de Bül, un petit nouveau de l’avenue Trudaine. Je suis passée devant une bonne dizaine de fois sans m’arrêter, sans trop comprendre ce que ce curieux « bar » proposait, mais intimement persuadée d’avoir à faire à un genre de bar à bulles qui vendrait aussi des cannes. Certes, ça n’a aucun sens, mais avouez que les nouveaux concepts loufoques n’étonnent plus personne. BREF, il m’a fallu m’y attabler par hasard pour découvrir que ce bar-resto pourrait devenir MA cantine, une cantine faite pour moi : produits sains, gourmands, petites portions à picorer et joli design apaisant. Ajoutons à cela le fait que les proprios engagent le chaland à trainer aussi longtemps que souhaité dans leurs canapés tous chauds, se faisant servir avec le sourire et zou, j’ai mon nouveau bureau.   Ce qu’il faut surtout retenir, c’est que Bül est un VRAI nouveau concept, pas une pseudo nouveauté que l’on croisera à chaque coin de rue dès demain. Julie et Yousri ont importé tout droit d’Egypte un truc unique : le bar à …

J’ai dîné chez Marcel et Clémentine. C’était très sympa.

_ T’as fait quoi hier soir ? _ J’ai dîné chez Marcel et Clémentine, tu les connais ? Un couple bien dans son époque. Prénom stylés (désuets sur le retour) qui évoquent tout à la fois un barbu à bonnet et la douceur ultime d’une confiture de grand-mère (les ressentis sont personnels). Bref, j’ai dîné chez eux. Leur intérieur ? Super agréable : de l’espace, des tables de toutes les tailles, bien dressées, n’attendant que le mangeur. La déco est vraiment chouette, même si peu de suprises : un bar central, lumières tamisées (papa lisait mal la carte), murs style retro british qui rappelle la Compagnie des Vins Surnaturels et le Fish Club, ou encore la Conserverie. Ah, et ils ont opté pour une cuisine ouverte, c’est sympa, on peut voir son plat arriver. La carte ? Oh tu sais, assez classique avec des touches d’originalité. Ça ne veut rien dire ? C’est pas faux. En gros c’est de la gastronomie française, non « revisitée » ni même sous influences asiatiques. Promis. En entrée, j’ai pris le plat qui …

Pousse-Pousse, le gourou du manger (vegan) sain à Paris 9

Dans la collection des cantines parisiennes saines, Pousse-Pousse est en bonne place de leader. Leader parce que l’un des (si ce n’est le ?) premiers commerces proposant une restauration ultra saine, detox, bio, vegan, sans sucre ni gluten ni lactose ni œuf, ni… ah bah c’est tout. Et, surtout, très très très fine, bonne, colorée et pleine de gaité. Du moins dans l’assiette. Le lieu J’ai attendu plusieurs visites pour écrire sur Pousse-Pousse. Cette cantine du 9ème est née il y a une sacrée lurette. J’avais pu la tester il y a quelques années, alors qu’il n’y avait dans la boutique que quelques tables pour initiés. Depuis, Lawrence Aboucaya, sa fondatrice, a fait un lonnnnng chemin fait de gloire et d’entrepreneuriat malin. Le succès au rendez-vous a poussé l’entrepreneuse à ouvrir un resto conjoint à la boutique. Désormais donc, vous pouvez prendre place (il y en a !) dans le restaurant au design pur, moderne et bienveillant, et acheter vos produits dans la boutique. Les gens J’aime beaucoup le lieu, que je trouve apaisant. Y …

Pas Vu Pas Pris, ni vu ni connu, sans embrouille

Scandale ! Je connais le chef, et depuis peu l’équipe complète, derrière le « PVPP » pour les intimes, et je ne l’ai testé que la semaine dernière. Oui oh bon hein. Il aura fallu que le petit frère naisse à quelques pas pour que j’y file. Petit frère, façon de parler puisque c’est en fait le grand frère de Baudouin, chef du PVPP, qui est derrière « Chéri Charlot », la sandwicherie fine au nom qui a de quoi attirer les minettes de tout Paris. Le truc chouette (et je dis ça objectivement) avec le PVPP, c’est que là-bas tout est honnête et COOL. Pas d’embrouille sur la carte, ni dans l’assiette, encore moins dans le service. Parfait pour un dîner improvisé avec un ami de jeunesse qui se voit remettre un rond de serviette personnalisé (on ne lui dira pas que c’est parce qu’il porte le même prénom que l’un des meilleurs potes du chef, on le laissera croire qu’il a été fait pour lui…), un rencard, une tablée de potes. J’ai pris une mousse d’avocat chair de …

La Bonne Pioche : BAT, le bar à tartares ovni des Grands Boulevards

Celui qui s’est déjà promené du côté des Grands Boulevards en quête d’un bon resto sympa saura de quoi je parle lorsque je compare le BAT à un « ovni ». La bonne nouvelle se trouve derrière le musée Grévin, entre les sombres fast food et autres pubs nauséeux.  J’hésite entre penser que c’est l’idée du siècle de nous offrir une telle option dans le coin, ou bien une idée à la [censuré par papa] de s’installer au beau milieu d’une telle jungle de débauche bas de gamme. Bref, une fois n’est pas coutume, et trois-quatre non plus, permettez-moi de vous dresser le contexte de cette lumineuse découverte un sombre déjeuner d’autômne (les habitués sauront qu’il faut sauter quelques paragraphe pour en venir au fait). Le contexte. C’est mon anniversaire, un jour de semaine. J’ai rencardé ma moun et mon bro’ à déjeuner et m’est accordé – parce que t’es relou avec la bouffe, que c’est ton truc, et que tu t’y connais – la précieuse chance du choix. Ce qui me connaissent sauront que ce privilège constitue …

Caillebotte, le petit frère du Pantruche

Le Pantruche, vous connaissez ? Le bistronome de Franck Baranger, qui affiche complet des semaines à l’avance, midi et soir. Adulé par tous ceux qui l’ont testé, il est en effet assez attachant. Des plats aux apparences simples, un choix restreint gage de qualité, une surprenante claque de palais juste en dessous de Pigalle. Sans non plus provoquer la même jouissance qu’Abri. Bref, que tous ceux qui n’ont pas la patience de courir après un trop  convoité se réjouissent : le jumeau vient de s’installer à quelques encablures. « Caillebotte », du nom de l’architecte qui pensât Notre-Dame-De-Lorette, il devait à l’origine se nommer « Les Hirondelles ». On s’en tire bien. Le pitch : une vraie petite dose de bonheur, sur tous les plans. Le détail : le Fooding dirait « néobistrot », je me contenterais de vous parler d’une déco lumineuse, qui je pense peut être considérée comme une dose de vitamine. Lumière tamisée mais claire, loupiotes au plafond comme il le faut, ils ont tout repris sur les bons conseils de copines de goût. C’est un peu trop …

Professore : leçon italienne à la bougie

Une furieuse envie – nécessité – de tester la nouveauté parisienne, un dîner en tête à tête booké, des restrictions géographiques imposées. Bim un italien dans le 9ème ? Perfecto. J’emmène (soyons modernes) mon compagnon du soir rue Choron, une belle devanture moderne, un intérieur tamisé juste comme il le faut, des tables suffisamment espacées pour ne pas étouffer, assez rapprochées pour profiter de l’assiette du voisin. Ça commence pas mal du tout. Ça braille en italien, et ça articule péniblement un français joliment agrémenté d’un accent à couper au couteau. Un nouveau bon point, on est chez des vrais. J’apprendrai plus tard que, de la serveuse au cuistot, ils sont tous italiens, et des quatre coins de la botte. Bon, il se trouve que celle à qui je pose la délicieuse question est en fait new-yorkaise (mais bien bien italienne dans la voix). Sont nombreux là-bas, cool mélange. Côté carte, plutôt fournie, c’est sympa et pas trop cher. Mon cœur fait boum à la lecture de « mozzarella de 500 grammes« . Awwww, man. On partage …